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PATRIMOINE |
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Avant l’industrie
Vers -12 000 av. J.C., l'Argentière repose sous une épaisse couche de glace, de plus de 500m d'épaisseur. Cette époque modèlera à jamais le paysage, laissant derrière elle ce que les géologues nomment la « fenêtre » de l'Argentière.
De par sa situation géographique, L'Argentière-La Bessée a été favorisée par les grandes voies de circulation et a bénéficié des échanges commerciaux, culturels, artistiques et de savoir-faire. La présence de filons de plomb argentifère dans la montagne à l'ouest du village a induit le développement d'une exploitation minière à partir du Xème siècle, qui donne son nom au village.
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Dès le XIIIème siècle, les Vaudois, déclarés hérétiques en 1183, trouvèrent refuge à L'Argentière. En 1488, les troupes inquisitoriales pénétrèrent les vallées argentiéroises et lancèrent une véritable croisade contre les vaudois.
L'Argentière étant située à la frontière entre les Escartons du Briançonnais et l'Archevêché d'Embrun - rattaché au Royaume de France - a joué des rôles stratégique, politique et économique importants. En 1585, les troupes protestantes du Duc de Lesdiguières ont résidé un certain temps à La Bessée, détruisant au passage le château d'Urgon sentinelle des mines d'argent. A cette époque, les habitants avaient commencé à coloniser le bas des vallées en créant de nouveaux hameaux ruraux. Un nouveau château fut donc construit, il abrite aujourd'hui le Service culturel municipal, la Bibliothèque et le Musée de la mine.
En contrebas se situe la chapelle Saint-Jean Baptiste, édifiée au XIIème siècle par l'Ordre religieux des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Cet édifice, bijou de l'art roman fut l'objet de fouilles archéologiques d'ampleur, de 1999 à 2005.
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L’industrie
Jusqu'à la fin du XIXème siècle, L'Argentière est une commune exclusivement rurale, en dehors des périodes d'exploitation de la mine. En 1908, le filon est épuisé et la mine ferme. Depuis 1991, le site minier fait l'objet de fouilles archéologiques, et les travaux de conservation et de reconstitution menés par la municipalité avec l'aide des pouvoirs publics peuvent se visiter hors période hivernale.
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Le Fournel, aujourd'hui « vallée sauvage », constituait la principale richesse des familles argentiéroises qui y implantèrent d'importants hameaux saisonniers destinés aux activités agricoles et pastorales. Aujourd'hui L'Argentière ne compte plus que trois éleveurs et offre une histoire industrielle brève – sur un siècle – mais très riche. Le programme Natura 2000 doit trouver des moyens d'entretenir les paysages légués par les générations de paysans qui ont aujourd'hui disparu.
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L'arrivée du chemin de fer dans les années 1870 permettra l'approvisionnement en matières premières industrielles, venues de Provence. Le développement des industries métallurgiques est lié à celui des sources de l'énergie électrique, notamment d'origine hydraulique. La construction de la Centrale est réalisée dès 1906 par l'ingénieur lyonnais Gilbert Planche. L'ensemble, par la longueur des tunnels d'amenée, et le tracée des conduites enjambant la Durance par le « Siphon » (labellisé « patrimoine du XXème siècle » par l'Etat), constitue une réalisation remarquable pour l'époque. La Société Alais-Froges-Camargue, puis Péchiney, utilise la production à fabriquer de l'aluminium. L'usine s'emploie à mettre en place de véritables services urbains : mairie, cinéma, kiosque à musique, foyer culturel, dispensaire, églises, pharmacie, bibliothèque... qui viennent s'insérer dans la « cité ouvrière » bâtie dans l'ancien lit majeur de la Durance.
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Le tournant économique des années 70 n'a pas épargné l'Argentière. De par sa position géographique l'usine est victime de la « nationalisation ». Si au début du siècle l'industrie se fixait à proximité des sources d'énergie, dans l'après-guerre c'est la durée des transports que l'on cherche à réduire. En 1985, l’usine ferme. En 1989, la municipalité met en oeuvre une politique générale de restructuration de l'ensemble de la ville. La « mono-activité » industrielle cède la place à une économie où se mêlent industrie, sport et tourisme.
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Après l’industrie
Une étude de développement a permis de définir un ensemble d'actions à entreprendre. Le cinéma fermé dans les années 70 est rénové et ré-ouvre ses portes à la fin de l'année 1995. D'autres actions tendent à rendre le site industriel attractif par la location-vente ou la rénovation d'ateliers. La population de la commune atteint les 2 400 personnes au recensement de 1998.
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| Des professionnels de la montagne et du tourisme sportif se sont installés, d'où le développement des nombreuses activités de loisirs liées à l'eau comme l'eau-vive dont le stade est de dimension internationale, le « canyonning » ou l'escalade de cascade de glace en hiver. La commune voit une partie de son territoire inclus dans la zone centrale du Parc National des Ecrins ; pour encourager la randonnée, l'escalade sur roche, la pratique du VTT, la commune se nomme « Porte de la Haute Montagne » ....
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